Pour imprimer cette page, faire un clic droit avec la souris et choisir imprimer

 

LA PROPRETE

 

Un chiot de 2 mois ne peut se retenir longtemps et ne peut donc être propre s’il est laissé seul toute la journée ou toute la nuit. Il a physiologiquement besoin d’éliminer toutes les 2 à 4 heures durant la nuit et toutes les heures durant la journée. A partir de 2 ou 3 mois, son rythme diurne passe à 4 à 8 heures, en fonction de ses capacités psychomotrices.

Idéalement, pour que le chiot de 2 mois apprenne la propreté, il faudrait respecter ses rythmes et donc le sortir très régulièrement, jour et nuit. Ce qui n’est pas toujours facile à mettre en pratique, en particulier lorsque l’on travaille.

 

L’apprentissage se fera donc sur 3 axes :


1) Conditionner le chiot sur un lieu spécifique (journal, serpillière, « tapis d’éducation »…) pour ses déjections à la maison (ce qui nécessitera une phase de déconditionnement). Pour ma part, je trouve préférable d’utiliser une serpillière imbibée d’un peu d’eau de javel (l’odeur incite le chiot à y faire ses besoins) aux journaux qui ne s’imbibent pas assez et qui sont changés trop souvent pour porter l’odeur du chiot.


2) L’encourager à faire ses besoins à l’extérieur à force de félicitations


3) Ignorer les accidents (ne pas disputer le chien) et ne pas ramasser devant lui.

 

Les « toilettes » du chiot doivent se trouver dans un périmètre raisonnable de son lieu de repos et de jeu afin qu’il puisse s’y rendre rapidement. Toutefois, il ne doit pas être trop près de son panier ni de ses gamelles car, naturellement, le chien élimine à distance de ces deux points.

L’apprentissage de la propreté requiert de la part des maîtres un certain sens de l’observation et une vraie discipline. En effet, certains signes indiquent que le chiot va éliminer : il renifle le sol, tourne sur lui-même… Il faudra alors rapidement l’amener ou le déposer vers le lieu de toilette que vous aurez choisi.


De même, au cours de la journée, il faudra tenir compte des moments cruciaux auxquels le chiot est susceptible d’éliminer : lorsqu’il se réveille, après ses repas, lorsqu’il joue depuis un certain temps, etc. Il faudra donc systématiquement le sortir après chaque période de repos et après chaque repas afin de ritualiser l’acte d’élimination. Pour que le chiot associe bien la sortie au fait d’éliminer, il est important de le laisser uriner et déféquer dehors avant de jouer avec lui et, le cas échéant, de lui faire faire des exercices d’obéissance.


Dés que le chiot a fini d’éliminer à l’endroit convenu, il faudra bien entendu immédiatement le féliciter (en veillant bien à ne pas l’interrompre pendant cet « exercice ») afin qu’il associe cet acte à la récompense.
Attention toutefois à ne pas rentrer le chiot dés qu’il a fait ses besoins : en effet, il risquerait d’associer « je fais mes besoins » = « fin de la sortie » et ainsi de vous faire attendre de plus en plus longtemps avant de se soulager !!

Le risque d’accident n’étant pas nul, il vous faudra agir si vous surprenez le chiot faire ses besoins ailleurs qu’à l’endroit prévu. La « pseudo-solution » qui consiste à lui « mettre le nez dedans » n’a absolument aucun intérêt pédagogique, bien au contraire. Celle de se mettre en colère et de réprimander verbalement le chiot, voire de lui administrer une correction non plus, bien évidemment. Dans le premier cas, ses propres excréments et urines n’ayant rien de dégoûtant ni d’intéressant pour le chien, il ne comprendra pas l’intérêt que vous leur portez ni pourquoi vous lui faites cela. Dans le second cas, il ne comprendra pas pourquoi vous vous énervez, à fortiori si vous ne le prenez pas sur le fait.
Il enregistrera simplement que vous n’êtes pas content et prenez une posture de dominant (vous grondez). En réponse il adoptera une posture de soumission ou fuira, non pas parce qu’il aura compris la raison de votre courroux ni en repentir, mais parce qu’il respecte le rituel agression – soumission - apaisement (agression : la maître crie – soumission : le chien se cache ou se met sur le dos – apaisement : chacun devrait partir de son côté et l’incident est clos).

 

Donc, en cas de « flagrant délit », vous devez essayer de l’arrêter d’un « Non » ferme, le conduire rapidement vers ses « toilettes », et le féliciter s’il fait à cet endroit. Si vous intervenez plus de quelques secondes après que le chiot ait éliminé, inutile de le réprimander s’il a fait au mauvais endroit ou de le féliciter dans le cas contraire. La mémoire immédiate du chien, et encore plus celle du chiot, est réduite. Il ne pourrait pas associer votre réaction à son action. Dans ce cas, éloignez le chiot et nettoyez sans qu’il puisse vous voir faire. En effet, il ne faut pas qu’il vous voit montrer un quelconque intérêt pour ses déjections, il pourrait alors recommencer pour vous faire plaisir ou simplement par jeu.


De même, si le chiot urine ou défèque en votre absence ou sans que vous vous en rendiez compte immédiatement, il faudra agir de façon identique : ne pas le disputer (et ne pas être en colère) et nettoyer hors de sa vue.

 

Pour les chiens conditionnés sur une cible (journaux, serpillière…), il faudra, vers l’âge de 4 mois, quand il est capable de se retenir plus longtemps, déconditionner le chiot soit en déplaçant progressivement la cible vers le jardin ou la porte d’entrée pour finir par le supprimer, soit en éliminant directement la cible en prévoyant de disposer du temps nécessaire pour sortir le chiot toutes les 4 heures, puis toutes les 5 heures, etc…


Un chiot de 5 ou 6 mois peut être propre s’il est sorti au moins 4 fois par jour et qu’à chaque sortie il fait ses besoins.

Soyez cohérent et attentif et vous verrez que tout se passera bien. Bon courage!

 

 

En résumé :

1. Sortir le chiot dés le réveil, après les repas, le repos, le jeu et juste avant le coucher.

2. Mettre l'accent sur la récompense et non sur la punition.

3. S'il y a manquement, surprendre le chiot sur le fait et l'amener à l'endroit où il doit faire ses besoins, sinon ignorer l’accident.

4. Tenir compte de l’âge de l’animal. Un chiot de 10 semaines n’a pas encore pleinement contrôle de sa vessie et de ses sphincters.

5. Débuter l'entraînement dès son arrivée à la maison.

6. Ignorer les mictions de soumission (aucun rapport avec la propreté, il s'agit d'une façon naturelle, pour un chien de rang inférieur, d'apaiser un chien dominant).

 

>>>>> VOIR : "Pourquoi utiliser une cage d'intérieur" dans la partie "Education"